12 oct. 2018

[Poé] And of course, I've been sleepwalking


I've been
Tethered to the ceiling

Ocean bed, up there
All the living memories
I want to share
All your faces, smiling

All the people I met

They've seen, or did they
Seen through — somewhat
Or did they just

Of course I've been — somehow
Sleepwalking

A light brush, à peine

A caress, dismissive or
Willful that is deep down
Afraid (that's bold! that is afraid?)

I've been

Falling upward again
Ocean bed, up there
Good morning dear, à peine
Even though you're not here
Now I can sleep again

Tethered to no ceiling

'And of course...'
, october 2018

19 juil. 2018

[Jet] CONSEILS IMMÉDIATS POUR SAÏMIRIS TRISTES OU VINDICATIFS-VES


Respiro
À fond, débloque mon petit diaphragme et gonfle, retiens mon souffle et expire de manière prolongée, 4-7-8' sur les doigts ou 6-9-10' sur les doigts-des-pieds, pi me-débouche le canal avec de l'eau-de-source

Tena
Me l'impression que mes épaules peuvent en porter autant, peut-être y-même plüs, quand je les relâche et que j'assouplis mon petit cou, détena, détena moù

Douchu
À l'eau chaude puis à l'eau tout-glacial, au début, fin ou bout-en-bout, qui bouste mes images de lâcher-prise, de rugiement, et mon système imunitür

Orti
Toujours préférer la sortie de troupe, de quand je-ne-suis-pas-sûr-e, pisque éj-peux toujours partir si les cris des autres y-deviennent trop aigus ou trop répétitof-tof-tof-tof

Dédusion
Rien n'est normal ni anormal pour un-e saïmiri wôke y awäre, oh le normal m'enchaîne la tête et les pattes, alors me débarrasse de telle-celle illusion, trop singe dès qu'elle me cesse d'être utilü

Miroi
Me reviens ici souvent, un lieu-dedans, qui terrifiant avec la vérité, avec le singe-moi sans regard du dehors, avec l'amour no-stress, personne-peuve-piller, avec plein de cadeaux et sans pitié

Muan
Toujours été content-e après avoir changé de mes fruits préférés, d'images et de ritulles, mais n'est jamais facile, continuer de l'essayer, joli zéro pointu idantité

Ourirou
Me quand je force mon museau à sourire dans le vide ou le métro, me trouve ça un peu bête, et ça fonctionne, ça fait sortir-mùir le rourirou

Guirir
M'assume d'abord la mienne de part, petite ou grande, pi me-défends du singe violent ou de la sapajou qui blesse en essayant de ne pas lui ressembler, pi faire-justice, ou pardonner tout ça viendront après, ou pas, y me-défendre sans re-blesser toujours toujours bien plüs luisan

Canopé
Me souvenir, si j'urine bien mes pattes et mes mains elles accrochent mieux, et les autres sentent que j'ai déjà mangé les besta fleurs et les joufflu chënilles de celle-ci branche, et me souvenir, tous les chemins en-mènent à encore plüs de chemins



15 juin 2018

[Poé] Toute baignoire


Toute baignoire est illusion

L'eau qui vient de nulle part
Le sale
Le savon qui bave
Le transfert de gloire
Le propre
Le chaud
Le cerveau qui râle
Le trou qui avale ça
Le corps qui pèse un million
Le froid
Et surtout
La paroi
Intérieur / extérieur
Zoo-land Entropia
Ou porcelaine skate-park

Je vous l'avais bien dit
Nous
Nous
Baignons dans l'illusoire

Et c'est bon
Qu'est-ce que c'est bon

Toute baignoire est illusion, juin 2018

14 févr. 2018

[Apz] Da Fukken Millenialz!


"Millenials won't eat the brown spots on a banana but they'll eat your ass after just meeting you in some afterparty" – Anon, The Internet

Nos corps sont modulaires, nos consciences auto-entraînées

Notre écologie est multicolore et nos amours aussi

Don't rain on my parade, moi l'hypocrite – concerned & unapologetic

Nous sommes faibles, nous le savons et nous avons

Du fukken pain sur la fukken planche (mmmm... ou pas)

'Da Fukken Millenialz', 2018

17 déc. 2017

[Poé] Ylieu dédia


Ylieu l’aède ne chante plus. Les muses le musèlent, sa voix crisse et s’encrasse, la salive s’esquive...

Ainsi élabore-t-il ce plan saugrenu, périlleux : graver dix lieues de grève, monter au flanc des crêtes braver le temps bilieux, contracter une dette, croit-il, cueillir le son final. Ylieu s’élance, crapahute, à hue à dia vers le sommet tempétueux.

Voilà qu'il y est, au plat du vide, la peau bleuie et haletant, luttant du mieux qu’il peut : sans luth ni remède, sans diapason, délie son plus beau *La*.

Et un éclair crépite, et la pluie cesse un peu, et à une lieue de là, un vieux balbuzard dit : « krée, krée, yip, yip ». Ému, déboussolé, Ylieu s’écrie : « Il y a des dieux ! », embrasse le plateau, bénit la Lyre et le Diadème, émet un râle et puis bascule.

Et c’est ainsi qu’Ylieu, sénile, fut sourd aux "éléments" les moins "mélodieux"
: et c’est ainsi qu’Ylieu dédia ce mont pluvieux, ce temple nu, aux plus latents des dieux qu’il y a

Ylieu dédia — sept 2015 / repris déc 2017

merci à Pierre pour avoir remarqué que le résultat
d'un exercice de rimes valait la peine d'être repris

7 déc. 2017

[Poé] L'inverse d'un empire


L'inverse d'un empire : un plafond qui éclate
De là se multiplient les voix et les caresses
La légitimité du puzzle à X pièces

Et tu découpes celles qui manquent

'L'inverse d'un empire', 7 déc 2017
pour Fox (en secret)

[Poé] Mon empire

.
Mon empire est un sol qui cède et s'éparpille en pétales sous tes pieds
 

Chatouille plantaire et tu passes au travers
 

Je te donne tout ce que je possède : l'appui momentané d'un vide multicolore

'Mon empire', 7 déc 2017

16 nov. 2017

[Apz] Renaissance réservoir

 
« Je suis un monstre, je suis l'Hydre de Lerne, alors ce n'est pas très malin de réussir à me couper la tête »
 — Xval, ce matin